Hier 15 octobre 2026, au siège du CJARC à Ekié, une salle comble a rappelé une vérité trop souvent oubliée : la rue appartient aussi à ceux qui avancent, canne en main.
Après les hymnes et le mot de bienvenue du Directeur Général, Dr Coco Bertin, le ton a été donné par un témoignage qui a serré les cœurs. Une usagère de la canne blanche a raconté ce jour où, simplement en train de traverser la route, un moto-taximan a écrasé sa canne… avant de lui reprocher de se trouver sur la chaussée. Une scène banale. Et pourtant révoltante.
Le directeur de l’Alphabétisation fonctionnelle et co-fondateur du CJARC, Martin Luther AMAHATA, a ensuite démontré les signes d’utilisation de la canne blanche. Car cet outil est bien plus qu’un bâton : c’est un langage que chacun doit savoir lire.
Les interventions ont convergé vers un même cri :
– CJARC : le code de la canne blanche est « un droit à connaître, un devoir à respecter ».
– Ministère des Affaires Sociales : la protection sociale, levier d’autonomie (loi de 2010).
– CDHC : faire de la canne blanche un code citoyen de mobilité universelle.
Après un débat franc avec la salle, la journée s’est conclue par la remise de cannes blanches et la signature d’une Charte d’engagement : des promesses qu’il faudra désormais transformer en actes.
Ce qu’il faut retenir : la canne blanche n’est pas un accessoire, c’est un signal. Le respecter n’est pas une faveur, c’est un devoir. Derrière chaque canne, il y a une personne qui compte sur nous pour avancer en sécurité.
Celcom / CJARC

Le Directeur Général du CJARC, Dr Coco Bertin et le co-fondateur du CJARC, Martin Luther.

Initiation aux signes d’utilisation de la canne blanche.

Remise de cannes blanches par la représentante du Ministère des Affaires Sociales.